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26Avr
Astuce

Investir : s’endetter ou autofinancer ?

Vous devez investir dans du matériel et disposez de « cash ». Vous hésitez alors à solliciter un crédit bancaire. S’endetter ou autofinancer ? Comment faire le bon choix ?

Autofinancer. Préserver le besoin de fonds de roulement. Qu’il s’agisse d’utiliser votre trésorerie pour répondre aux exigences de la banque en terme d’apport, ou bien pour autofinancer en totalité l’investissement, comprenez bien les conséquences : toute diminution de votre « matelas de sécurité » est délicate avant une future période de croissance. Quel sera l’impact de vos efforts de développement sur votre besoin en fonds de roulement (BFR)? Il ne s’agirait pas de vous appauvrir au moment où celui-ci augmente à cause notamment de besoins nouveaux en stocks et des crédits consentis aux clients pour, au final, colmater les trous avec des financements à court terme particulièrement onéreux. Autofinancer un investissement « risqué ». Le banquier peut être réfractaire du fait de la nature de l’investissement. Par exemple, pour un projet de développement selon lui risqué, vous serez vraisemblablement bien content de pouvoir puiser dans vos ressources propres. Emprunter. Un coût inutile ? Au juste, pourquoi emprunter alors que la trésorerie est excédentaire ? Emprunter, c’est payer des intérêts pendant plusieurs années alors qu’une ponction de trésorerie ne génère aucun frais et n’engendre aucune démarche de négociation et montage de dossier. Mais l’entreprise peut déduire de son résultat taxable les intérêts financiers. Autrement dit, plus l’économie d’impôt découlant de la déduction des intérêts est importante, plus le coût réel « net fiscal » du crédit est faible et plus vous avez intérêt à emprunter. Aussi, la durée de l'emprunt dépendra de la durée de vie de l’investissement. Votre choix de financement ne sera pas le même selon que vous investissez dans un immeuble, type de bien pour lequel il est rationnel de contracter un emprunt sur une durée variable entre 12 et 15 ans, ou dans un matériel à renouveler très fréquemment. En effet, la vitesse de rotation peut tout à fait motiver l’autofinancement. Enfin, une immobilisation doit être financée par les capitaux permanents dont dispose l’entreprise à savoir le capital, les réserves, les emprunts à long et moyen terme. Le ratio « capitaux permanents/valeurs immobilisées nettes » doit être au moins égal à 1. En dessous, cela indique que vous avez financé une partie de vos actifs immobilisés avec des dettes à court terme, ce qui est risqué. Une autre solution consiste en le crédit-bail, mode de financement adapté aux matériels nécessitant un renouvellement régulier, présente des avantages. Certes plus coûteux que l’emprunt, vous disposez d’une certaine souplesse quant à la durée de location. Cela peut permettre d’augmenter les charges, les loyers venant amoindrir le résultat imposable de l’entreprise, et donc de payer moins d’impôts. En ce qui concerne la TVA, elle sera déduite régulièrement tout au long de la durée de location. Ne se pose plus la problématique de l’avance de TVA propre à une acquisition. Le crédit bailleur reste propriétaire du bien, ce qui signifie concrètement que si vous ne payez plus, il reprend son matériel. Et en fin de contrat, soit vous le restituez, soit vous exercez l’option d’achat. La présentation du bilan est complètement différente : aucun endettement n’apparaît au passif ; votre capacité d’endettement est préservée et pourra être utilisée en vue de la réalisation d’autres projets. La nature et la durée de vie de l’investissement vont notamment motiver votre choix. En tous les cas, l’autofinancement doit préserver votre besoin en fonds de roulement, actuel et surtout futur. Les taux d’intérêts sont bas actuellement et les frais financiers déductibles : avantage pour l’emprunt. Sinon, il reste la solution de la location.

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