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28Sep
Astuce

Comment investir : Louer ou acheter ?

Vous envisagez de réaliser un investissement qu’il va falloir financer auprès de la banque. On pourra alors vous proposer un emprunt dit « classique » ou alors un crédit-bail...

Quelle différence ?

Vous n’êtes pas propriétaire du bien. La grande différence entre les deux financements tient essentiellement à définir le propriétaire du bien. Le crédit-bail n’est en fait qu’une location longue durée dans laquelle vous avez un engagement du vendeur à vous céder le bien à la fin avec un prix convenu d’avance.

Pas d’endettement. L’avantage est que le bien ne paraît pas au bilan, ni en immobilisation, ni en endettement. Il n’apparaît pas de manière évidente un endettement lourd dans le bilan, ce qui peut vous avantagez parfois.

Les pièges et idées reçues...

Le crédit-bail moins cher ? La première impression est que le crédit-bail est moins cher ! Le piège classique est de ne regarder que la mensualité, moins élevée en valeur dans le crédit-bail que pour un emprunt. Parfois, cette illusion tient au fait que vous avez fait une reprise initiale d’un bien, dans le cas d’un véhicule par exemple, ou que vous avez versé un surloyer de départ. Donc à l’évidence vous paierez moins cher les mensualités suivantes.

Conseil. Pour être honnête dans la comparaison, il faudrait que vous fassiez une simulation d’un emprunt auquel vous enlevez aussi le prix de la reprise, comme si vous vendiez votre véhicule et que le produit de la vente vient en moins dans l’emprunt à faire !

Idée reçue : vous payez moins d’impôts ? Cet argument bancaire purement commercial est ambigu... En effet, vous pouvez payer moins d’impôt parce que vous avez plus de charges, ce qui n’est pas nécessairement intéressant à l’évidence. La distinction est subtile : en crédit-bail, vos loyers passent en charge, en crédit classique la charge est divisée en deux parties : les intérêts de l’emprunt et l’amortissement du bien que vous achetez. Donc, dans les faits, la charge existe bien. Par contre, si vous avez un surloyer de départ, cela vous permet la première année d’avoir plus de charges et donc moins d’impôts... avec un lissage inverse sur les années suivantes !

Pour l’acquisition d’un véhicule de tourisme, rien ne change au niveau des impôts. En effet, l’amortissement de ce type de véhicule destiné selon l’expression fiscale au transport de personnes est plafonné à 18 300 € ou 9 900 € (pour les véhicules produisant un taux de CO2 élevé), quel que soit le financement. Donc, crédit-bail, crédit classique, surloyer de départ ou non, rien ne change pour les véhicules de tourisme, qui sont en fiscalité amortis comme si vous en étiez le propriétaire. Et vous n’échapperez pas non plus à la taxe sur les véhicules de société. Enfin, n’oubliez pas que vous devez rendre le bien en bon état, ce qui implique un coût d’entretien final si vous n’exercez pas l’option d’achat.

Et aussi des avantages...

Restent certains avantages du crédit-bail :

  • vous pouvez rendre le bien à la fin sans avoir à rechercher des acheteurs, ce que vous déciderez dans quelques années puisque le rachat est optionnel. Dans ce cas, la valeur de rachat passera en immobilisation et sera amortie ;
  • à l’acquisition, pas d’avance de TVA à faire, les factures étant diluées sur toute la période ;
  • si vous achetez un bien standard, la banque sera plus encline à jouer le jeu, car le bien lui appartient, elle ne prend donc pas de risque.
Gardez à l’esprit que le crédit-bail est un instrument de financement, pas toujours avantageux : il faut faire les « bons » calculs pour comparer dans les mêmes conditions. Et n’oubliez pas que pour un véhicule de tourisme, il n’y a pas d’économies d’impôts car la fiscalité est identique...

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